Verdict des choses ( bien que je le saches depuis plus de deux semaines ), je suis bel et bien bipolaire. Alors ca peut preter a rire, mais au fond, quand je relis ce blog ( enfin je ne l'ai pas fait, mais je suis conscient de ce que j'y ai ecris ), ca semble une evidence. les hauts, les bas, la melancolie, ma vision différée des choses, des etres, de tout ca.
Alors ca reponds a pas mal de questions que je me posais, resous pleins de trucs, en explique encore d'autre, mais c'est aussi super flippant, createur de nouvelles questions, d'un nouveau fonctionnement, de remise en cause sur plein de choses. ou est ma part de caractere, de personnalité, et celle de la maladie. Et puis maintenant, je suis officiellement atteint d'une maladie dont on ne peut guerir. Uniquement tempérée. d'apres mon medecin, je suis a un stade pas encore trop avancé, donc ca va. C'est bien selon lui qu'on s'en soit rendu compte maintenant, surtout que j'en parle de moi meme, parce que c'est ca le plus dure : le deceler.
Moi la, au moment ou j'ecris ce truc que je voulais dire depuis longtemps, j'ai du mal a me dire que j'ai une maladie considéré comme "grave". j'essai de ne pas trop me prendre la tete. Je commence a en parler a mes proches, leur expliquer, et puis ca m'apaise parce qu'ils comprennent eux aussi bcp mieux mes comportements, et sont presents, m'epaulent.
Je veux pas que ce post ai l'air d'un "oh mon dieu mais je suis malade et c'est super grave", au contraire, on continu, on avance. J'ai la chance, croyez moi d'etre tres bien entourés et je veux desormais demander officiellement de l'aide aux gens lors de certaines crises que je taisaient jusqu'alors... on verra comment evoluent les choses ;)
vous trouverez ci bas, un ptit topo sur les troubles bipolaires, histoire de. ( vous trouverez plus de details en fouillant sur le net si le sujet vous interesse ) et puis y'a une vraie communauté entre bipolaires, un vrai soutien, et ca va aussi me rapprocher de mes amis, ma famille, tout ca.
Keep enjoy
Kev
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LES TROUBLES BIPOLAIRES
1) DESCRIPTION DE LA MALADIE
Le trouble bipolaire est une maladie grave, anciennement appelée psychose maniaco-dépressive (PMD). Elle se reconnaît par des variations de l'humeur très fortes qui vont affecter mentalement et physiquement le patient. Les symptômes de la maladie sont très variables d'un patient à l'autre (caractères des phases, intensités, durées fréquences. concomitances,...)
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Le patient va connaître des phases dépressives et des phases d'exaltation (dites maniaques) qui vont entraîner des troubles importants au niveau de la pensée, des actes, des sentiments, du comportement et de l'état physique.
A) CARACTÈRES DE LA PHASE DÉPRESSIVE
- État de tristesse et de désintérêt général.
- Troubles de l'appétit et du sommeil (insomnies ou excès de sommeil).
- Pessimisme et retrait social.
- Perte d'énergie et fatigue.
- Baisse de la concentration et prise de décisions difficile.
- Pensées morbides, voire suicidaires.
- Troubles digestifs (ulcères).
- Autres troubles physiques (oppressions respiratoires, problèmes cutanés).
- Perte du plaisir et, plus généralement, perte d'intérêt.
- Sentiment de culpabilité et de honte, dévalorisation de soi.
B) CARACTÈRES DE LA PHASE D'EXALTATION OU MANIAQUE
- Euphorie.
- Très peu de sommeil (en général diminution matinale du besoin).
- Débit accéléré de la parole, logorrhée.
- Accélération des pensées et des actions, projets sans limite.
- Grande énergie, activités inhabituelles, comportement désinhibé.
- Dépenses inconsidérées d'argent.
- Sentiment de pouvoir, de puissance, de grandeur.
- Hyperactivité sexuelle.
- État distrait, fuite des idées.
- Troubles du jugement.
- Irritabilité avec une tendance agressive.
- Délire et hallucinations.
2) LES CONSÉQUENCES DE LA MALADIE
La maladie entraîne la plupart du temps des comportements à risque et, plus particulièrement, une désinsertion socioprofessionnelle et familiale.
RISQUES DE SUICIDE DANS LA DÉPRESSSION: grande souffrance psychologique. Parmi les patients souffrant de troubles bipolaires, environ 20% font une tentative de suicide (la plupart des malades ont des pensées suicidaires dans les phases dépressives).
RISQUES PROFESSIONNELS: licenciement (dû au comportement étrange et agité), démission hâtive et irréfléchie, rapports conflictuels avec ses collègues et/ou sa hiérarchie, instabilité professionnelle (la majorité des patients perdent leur emploi).
RISQUES FAMILIAUX ET SOCIAUX: conflits conjugaux (surtout si la maladie est mal expliquée), séparation ou divorce (presque tous les patients connaissent cette épreuve), mauvaise entente familiale, perte de ses ami(e)s.
AUTRES RISQUES: alcoolisme, abus de toxiques, rapports sexuels non protégés, conduite automobile à vitesse excessive, défis dangereux.
3) LES TRAITEMENTS
Une information et une éducation du patient et de sa famille sont essentielles. C'est le rôle du médecin et des associations.
Médicaments: le traitement prescrit par le médecin traitant doit être pris de façon régulière, sans interruption intempestive non contrôlée.
Psychothérapie: elle est très recommandée, également pour le conjoint.
Hygiène de vie : elle est essentielle pour limiter les effets négatifs des crises. Sommeil adéquat (respect des heures et de la durée), activité régulière, éviter (ou limiter) I'alcool, éviter toutes les autres drogues, gérer les risques de stress (être attentif aux engagements passionnels, aux succès et aux échecs qui peuvent être des risques de rechute), sport et détente, éviter l'inactivité excessive.
Contrôle permanent de soi: ce contrôle est essentiel pour prévenir les phases d'excitation et pour savoir reconnaître les signes annonciateurs d'un nouvel épisode. Le patient doit apprendre à bien connaître sa maladie et il a impérativement besoin des avis et du soutien de sa famille et de ses amis.

