'. '

" Les autres, ne pouvant se placer au meme point de vue que nous, ne comprennent pas l'importance du mal que leurs paroles dites au hasard peuvent nous faire '

# Posté le samedi 23 février 2008 08:11

" Les cartons..."

"Assise au millieu du salon, au millieu des cartons
Mon âme est pliée sous le poid du plafond
J'ai rangé nos étés, nos siestes sur le gazon
Sous tous tes livres et tes films d'action
Que faire de ton absence ?
Dans l'évier fondent les rires comme les glaçons
Que faire de ton absence ?

Peut-être fallait-il attendre
Apprendre
En attendant le camion
J'écris "fragile" sur les cartons"


C'est Etrange, j'attends Julien, qui doit venir d'un moment à l'autre pour me rendre (enfin) mes affaires et recuperer les siennes...

C'est etrange, ce poids que j'ai, ces questions qui fusent, "je lui fais la bise ou rien?', "Je lui propose un verre ou pas", "Je souris et fait croire que tout va bien ou non"... C'est flippant. Depuis hier, je repasse en boucle les memes mots, la meme histoire, le début, la fin, le pourquoi les comment, tout en sachant pertinnament que je ne peux rien prevoir, predire, et que ca se passera surement bien...

C'est la premiere fois que je vis vraiment cette situation, et pour cause, c'est sans nulle doute l'histoire la plus longue que j'ai vécue.

Une vingtaine de jours qu'on ne s'est pas vus, les mots blessants fusent par texto, il a tort, sans nul doutes, pas à 100% mais il a majoritairement tort. Comment on en arrive la ? comment on en arrive à ne plus s'aimer, à s'eviter, a vouloir oublier ?

Comment vous, moi, les autres en arrivent a cette penible étape qu'est celle de se rendre les affaires communes a chacun ? C'est triste et douloureux bien sur, parce qu'on ne possedera plus ce que l'autre avait laissé, ces petits bouts de vie, ces vetements empilés apres de folles nuits d'amour ou l'on dit " oh je recuperais ca demain", et le lendemain, on en rajoute d'autres...

Et es souvenirs, tout ce qui est immateriels, on en fait quoi ? on les mets ou ? on se les rends ? ca serait bien aussi parfois , non ?


"Assise au millieu d'la passion, au millieu des cartons
Je balancerai tous nos horizons
Nos "toujours", nos "jamais" résistent au savon
A qui vais-je donner le livre des prénoms ?
Est-ce qu'ailleurs on t'attend ?
J'ai déchiré les plans de la maison
Est-ce qu'ailleurs on m'attend ?

Peut-être fallait-il attendre
Apprendre
En attendant le camion
J'écris "fragile"..."


Alors voila, on tourne la page, on va la tourner cette putain de page, et on va recommencer, demain, demain je recommencerais, demain comme si de rien n'etait... , meme si demain, c'est deja hier... meme si d'autres bras sont la, meme si les propositions ne manquent pas, les rencontres non plus. Je fais quoi de "Nous", qui n'est plus "Nous" ? je ne sais pas...

"Je ne sais plus quoi faire de tout cet amour
Qui aurait imaginé la nuit sans le jour ?
Les questions, la clé et nos centaines de raisons
Je les laisserai en partant sous l'paillasson

Peut-être fallait-il attendre
Apprendre ..."
" Les cartons..."

# Posté le jeudi 21 février 2008 13:52

". "

La vie agréable est une question de distance. Distance avec les etres, distance avec les evenements, distance avec les émotions.

C. Orban, "Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempete"
". "

# Posté le jeudi 14 février 2008 13:28

" C'est quand ?... "

Tout d'abord je tiens a remercier les nombreux messages dus à mon dernier post. Je tiens aussi a rassurer les gens, je parlais au debut de ce qui m'est arrivé ce mois de Janvier. Depuis les choses vont un peu mieux. Je suis juste largué, sur plein de choses. Me revoila à trainer dans le doute des questions existentielles. Qui suis je ? ou vais je ? que vas t'on faire de moi ? que VAIS JE faire de moi ?...

Rien de tel aussi pour grandir, aller de l'avant, et ca j'aime bien aussi. Et puis je suis Vivant, tellement vivant. Combien passe à coté de la vie, ou s'en offre une edulcorée ?

Voila une chanson d'Adrienne Pauly qui décrit plus que jamais l'etat un peu létargique dans lequel je suis en ce moment...

"C'est quand ?"

Ma vie je sais, elle commence par "z"
Ma vie je sais, c'est sur la pente raide
Depuis le temps qu'je suis sur un banc
A r'garder défiler les gens
A fumer des cigarettes
Depuis le temps ça m'inquiète

C'est quand, c'est quand
Qu'on sera heureux nous deux ?
C'est quand, c'est quand
Que je serai deux ?
C'est quand, c'est quand ?
C'est con mais ça passe
Ca passe le temps

Dans mon nuage de fumée
J'arrive plus trop à m'situer
Dans mon nuage, enfumée
J'y perds, je perds toutes mes clés

C'est quand, c'est quand
Que j'ai plus vingt ans
Allongée dans tes deux bras blancs ?
C'est quand, c'est quand ?
C'est quand, c'est quand
Que je remonte le temps ?

Ah, si j'avais un croûton !
J' le distribuerais aux pigeons
Ah, si j'avais un million !
Ca s'rait bien je f'rais des dons

C'est quand, c'est quand
Que je serai blonde ?
Y aura d'l'amour, y aura du monde
C'est quand, c'est quand ?
C'est quand, c'est quand
Qu'ils s'arrêteront les gens ?

Quand je serai une fille organisée
Je saurai me réveiller
Je retrouv'rai mes clefs
Gauche, droite, rompez
J'sais plus où j'vais

C'est quand, c'est quand
Que je s'rai moins emmêlée ?
C'est quand, c'est quand
Qu'je saurai faire mes lacets ?
C'est con, c'est quand ?
C'est con, c'est quand ?
C'est conséquent, moi j' vais tomber

Allongée dans l'herbe de l'été
J'regarde une mouche voler, voler
Ca m'fait loucher
Je sens plus mes pieds
Dans l'herbe de l'été
J'ai plus qu'à me laisser porter

Allongée dans l'herbe de l'été
La clope au bec
J'me sens dopée mais

Dans mon nuage, enfumée
Je vois un type, il me plaît
Il me demande pas
C'est quand ?

Il veut juste un peu de mon temps
C'est charmant
C'est charmant

Ma vie, tu sais
Elle commence par...



( a bon entendeur... )

# Posté le mercredi 13 février 2008 06:06

" Fais moi confiance..."

"Ce soir encore, je ferai ce qu'il faut
Ma solitude portera des couleurs vives
Mon sourire ainsi pourra suivre
Fais-moi confiance, fais-moi confiance... "



3h14, je pourrais, à l'heure actuelle, etre dans un avion pour Singapour, ou bien sur un volcan du Mexique, en train de faire l'amour avec un délicieux jeune homme, je pourrais etre pres de toi, de lui, etre bien, épanoui, beau, riche, voir meme "soyons fous", heureux...

Je suis la, 3h16, dans mon petit studio Parisien a raconter ma pathétique vie à des inconnus, d'autres qui me connaissent, croient le faire. Le chemin est long, je vous rassure et vous l'assure.

Il s'en passe des choses dans ma vie pourtant, ces derniers mois. Je pourrais vous dire que j'ai passé un mois de janvier pourri, je peux parler du silence dans lequel on m'a enfermé, tout ces moments desagreables, dont cette semaine avec Sophie, la pire depuis longtemps. A etre gentil, disponible, a m'accomoder aux gens, a faire mon travail. La semaine du silence. Celle ou Julien m'a largué, par texto, en sachant que mon portable ne marchait que dans un sens, et que j'etais bloqué chez moi, donc sans droits de reponses. Si j'ajoute a ca que j'ai eté aphone vocalement la semaine qui a precedé, presque comme un signe, et que je ne recupere ma voix que ces jours ci, et encore petit a petit.

Moi qui previlegie les rapports humains, la gentillesse, le courage à la lacheté, au mutisme, à l'egoisme... moi qui chante pour mieux supporter les choses, qui parle pour ne plus m'entendre, comme je le fais chaque fois que je suis seul... je crois qu'il n'y a rien de pire au monde, parce que j'ai eu peur. Si je perds ma voix, je peux vraiment dire que je ne souhaites plus vivre. Avec ma voix, je cris, je m'exprime, je chante, je joue, je charme, l'enveloppe, je m'exteriorise, me sociétise... bref, il n'y a rien de pire que le silence, quand il est imposé et imposable.


"Personne ne remarquera
Non, personne ne remarquera
Pas même eux, pas même eux
Personne ne remarquera
Non, personne ne remarquera
Pas même eux,
Que je n'suis là, que pour toi... "



Je peux parler, dans la meme semaine, de la honte que j'ai eu de faire lire autant de tristesse dans mes yeux à ma mere, venue à Paris. Du bien que ca m'a fait de la voir, l'entendre, la toucher. Dire que quand elle est arrivée par surprise au magasin ou je bossais, j'ai failli m'ecrouler et pleurer toute les larmes de mon corps. J'aurais tout quitté pour partir avec elle, m'echapper. Et la meme chose en pire le lendemain au restaurant, quand j'essayais de faire surface mais que mes yeux n'avait plus la force de briller. Je l'ai vu dans les siens, et ca m'a fait mal. Quand je suis revenu des toilettes, ils se sont arretés brutalement de parler, j'ai tout de suite compris que la conversation me concernait. Et puis quand nous nous sommes quittés, au metro ( c'est moi qui devais le prendre ), je fuyais son regard, que j'ai pourtant croisé plusieurs fois. J'ai dit le strict minimum, j'etais en plus de ca tres fatigué, mais je ne voulais rien faire qui pourrais me laisser paraitre aussi fragile que je le suis.

J'ai dit au revoir, froidement, alors que j'aurais voulu l'enlacer, la reconforter, mais je me voyais dans ses yeux. J'a fais mine de descendre les marches, et je suis remonté quelques minutes plus tard, pour rentrer a pied. Je ne savais pas ou j'allais, comment rentrer, j'ai mis mon walkman et j'ai cru m'effondrer à chaque chanson. Je ne regardais personne, presque pas la direction dans laquelle mes pieds m'entrainaient, et j'ai finis par arriver chez moi.


"
Ce soir encore je cacherai ce qu'il faut
La foule me rendra l'amour mal à l'aise
Ma douleur se saoulera dans un coin
Mais fais-moi confiance, fais-moi confiance"




J'en ai voulu a Julien, pour ca plus que pour le reste au fond. Pour le regard que j'ai fait naitre dans les yeux de ma mere. A l'heure actuelle, je ne sais plus trop ou j'en suis. j'ai l'impression que les gens m'evitent parce que je deviens celui qui demande toujours quelque chose. Des sous, des clopes, de la tendresse. Pour autant, je me rends vraiment compte de la gentillesse et de la sincerité des gens qui m'entourent. Mes problemes d'argent s'arrangeront nettement des le mois prochain, et voila cinq mois que je ne manque presque de rien. Que ce soit mon frere, Sorya, Nawal, Cecile... tous mettent leurs mains a l'etrier pour m'aider à manger, a fumer, a sortir, a etre heureux. J'en suis trés ému, d'autant plus que je sais qu'ils le font avec une simplicité effarante. Il parait qu'on a les amis qu'on mérite...



"
Ce soir encore, je resterai où il faut
Je croiserai ton parfum
Et mon âme brûlera de sentiments vains..."



Quand au reste, j'ai l'impression que j'aime deconstruire tout pour tout reconstruire. Je manque cruellement de sens dans l'importance des choses a faire pour que tout s'arrange, voir meme que je le fuis...

Vous allez vous demander pourquoi j'ai mis ces petits paragraphes entres parenthéses. Ce sont les paroles de la chanson que vous trouverez plus bas. Il y'a plusieurs degrés pour moi dans cette chanson, plusieurs lecture. La elle parle clairement d'une relation avec un garcon qui est deja pris. Je trouve le point de vue nouveau. Et puis la , le sens du mot confiance devient son contraire. Il y'a un paradoxe immense dans le fait de dire "fais moi confiance, personne ne saura rien", la confiance devient quelque chose d'horrible ici, vous voyez ce que je veux dire ?...

Si j'ai mis cette chanson, c'est parce que je lui accorde egalement une autre lecture qui me va comme un gant. Les gens savent que je suis toujours de bonne humeur, prets a rire, de tout et surtout de moi et savent qu'ils peuvent me faire confiance pour passer une bonne soirée. Hors, plus j'exploite mon coté "sociable", plus mon coté interieur s'enferiorise. Comme un sablier. Plus je souris alors que j'ai mal, et plus j'ai mal, parce que tout mon coté sale est en moi. C'est un long "debat" dont je parle depuis le debut de ce blog, entre mon coté propre et lisse que je renvoi, et celui que personne ne voit et qui est tout l'inverse... Voila pourquoi j'ai besoin de me perdre dans certains vices, certains reves, une certaine folie. Mais "faite moi confiance", vous ne la verrez jamais...



"Personne ne remarquera
Non, personne ne remarquera
Pas même eux, pas même elle
Personne ne remarquera
Non, personne ne remarquera
Pas même eux
Que je n'suis là, que pour toi..."



Elle me ressemble aussi pour tout les "fantomes" amoureux que je me traine. Il n'y en a pas des masses, mais je ressens en permanence ce sentiment d'opression et de souffrance que laisse paraitre la chanson. Comme un malaise qui ne s'arrete jamais, la ou l'amour devrait etre bonheur et simplicité, les miens sont souffrance et complications. Mon monde tourne autour de ca. "Personne ne remarquera que je n'suis la, que pour TOI...". Mon toi est un vous, il ne reflete que 4 personnes sur une quarantaine d'amants ou d'amoureux. Un avant tout, la faille, la defaillance dans le systeme, et les autres dans un ordre aléatoire et variable. Pour moi, la phrase en italique ci dessus pourrais se traduire par " je ne tiens encore en vie que pour Toi", le toi etant encore une fois un vous, beaucoup plus charnu cette fois ci...

Je voulais egalement parler d'autre chose, ces temps ci, je m'embrouille à nouveau avec pas mal de gens, ou ne prends pas la peine de repondre souvent, notamment a certains lecteurs de ce blog, ou a des garcons sur des sites de rencontres, voir meme a certains de mes amis... ce n'est pas contre eux, qu'ils se rassurent. Je supporte de moins en moins le jugement des gens... quand sur un site gay j'entends " pas mal ton blog, meme si tu es trop dans la mise en scene de toi meme, c'est...". Que repondre à ca. Je ne te connais ni d'Eve ni d'Adam, tu portes un jugement sur ma vie, et apres, alors que je prends la peine de parler, sans chercher a m'interesser ( d'autant plus que ce n'etais pas faute d'envie, je trouvais ce garcon charmant et interessant dans sa maniere de parler ), me contentant, et bons nombres de gens me le reproche nottament sur msn, de repondre par des phrases toutes faites ou simples mais tout aussi sinceres, de me sortir un " devant tant de conversation, je te laisse" ou j'ai droit aussi a " pourquoi tu me reponds si c'est pour rien dire?"; et d'autres " tu ne t'interesses qu'a toi non ?"...

Et bien NON, je ne m'interesse pas qu'a moi, loin s'en faut meme. C'est juste que je suis un etre humain, que j'ai une vie en dehors du web, de myspace, gaypax, facebook, rezog, skyblog, et que je ne peux decemment pas parler a tout le monde, m'interesser a tout le monde, fantasmer sur tout le monde, repondre à tout le monde, raconter ma vie a tout le monde, ecouter la vie de tout le monde et j'en passe. Si cela peut rassurer certains, on me le fait a moi aussi hein. C'est la la vie, parfois, les gens vers qui ont se tournent restent froids, distants, alors que pourtant, si ils (je, tu) degnais repondre et me connaitre, on s'entendrais super biens, on serait amis, amants, le couple du siecle... bah oui, mais je ne peux pas. tu ne peux pas. Nous ne pouvons pas. D'autres part, il y'a des rencontres aussi sur le web, des gens qui deviennent mega importants, avec qui ont parle plus que notre entourage réel et proche, de belles histoires d'amitiés, des rencontres "pour la vie"... on ne sait pas pourquoi celle ci a marché et pas une autre, mais c'est comme ca. Je pense notamment a Mathieu, Martial, Romain...

Alors arretez vos jugements à la cons, surtout que la plupart du temps, c'est pas l'envie qui m'en manque, mais j'ai des sautes d'humeurs, des envies, des attentes, des gouts, comme tout le monde...

Je vais m'arreter la, meme si j'ai encore plein de choses a dire, et pour cela... "Faites moi confiance"

# Posté le dimanche 10 février 2008 22:10