"Amour" : Dependance nocive et nuisible, aliénation de l'esprit. Trouble de la clareté. Handicap Majeur. Esperance inutile... Souffle de vie, créateur de reves. Sentiments du bien etre. Mode Majeur.
"Aimer" : Verbe irrégulier
Comment on y entre, comment en sortir ? s'en sortir ? sans sortir ?. Pour vivre à deux vivons fachés. Vivons a grands coups de "fuis moi je te suis, suis moi je te fuis". C'est l'amour qui est à fuir, et pas à suivre. C'est sournois : ca vient quand on en veux pas, ca reste quand on en veux plus. C'est une barque qui coule et nous qui essayons de ne pas couler avec, a coup d'efforts, de fatigue. On se créve a vider la barque avec un petit seau, à repeter mille fois les memes gestes. On en créve. Pour rien. Pour finir par crever la bouche ouverte pleine de desillusions, d'espoirs arrachés, de sourires forcés.
Personne ne pourra jamais definir l'amour. Chacun essaye. Fait avec ses idéeaux, ses idées, ses histoires. Personne ne peut dire pourquoi on en arrive la, comment en sortir, comment le garder. D'ailleurs, les 'pourquoi' et les "comment" ne font plus qu'un. L'amour n'est pas une question. Encore moins une réponse. Voila pourquoi on en créve. Tu m'aimes ?" " est ce que je l'aime encore ?" "pourrais je aimer à nouveau ?"... On s'emmerde la vie avec des questions dont on connait deja les reponses. L'amour ( le vrai ), ne s'achete pas. Nulle part. Il se trouve ou il ne se trouve pas. point. Il n'est jamais la ou on le cherche, et on le trouve souvent la ou on aurait mieux fait de ne pas aller.
Parce que l'amour, pour etre complet, doit se conjuguer à deux ( au minimum ). "Je t'aime", "J'aime les pizzas", "je n'aime pas quand tu dis ca", " j'aime l'image que je renvoie"... ca ne veux plus rien dire du tout. Et toujours, toujours, on conjuge majoritairement le verbe aimer au singulier. L'amour ne tolére pas le singulier. Il ne vit qu'au pluriel. Il ne peut alors, paradoxalement, plus se quantifier. "Je t'aime plus que toi", " c'est lui que j'aime le plus"... tout ca n'a plus de sens mais en prends un, puisque la quantification de l'amour est propre a chacun d'entre nous. Qui sait si je l'aime plus que lui, si j'ai aimé plus fort avant, si j'aime les chats plus que les frites, mon pere plus que ma mere, les bains plus que la rue ou j'habite ? certaines comparaisons vous paraissent absurdes, et pourtant... pourtant...
On ne badine pas avec l'amour.